Les pierres précieuses sont si rares et si recherchées, que depuis la nuit des temps l’homme a cherché à imiter la nature.  Diamants, rubis, saphirs, émeraudes, on sait aujourd’hui toutes les synthétiser en laboratoire.

Saphir, Émeraude et rubis synthétiques ©MonCoachBijoux

Mais contrairement à ce que beaucoup de gens peuvent penser, Une gemme synthétique n’est pas une fausse gemme ! Le mot « synthétique » ne signifie pas faux quand il s’agit de pierres précieuses. 

Le terme vient en fait du mot grec pour « assembler ». 

Une pierre précieuse synthétique est un matériau fabriqué par l’homme ayant essentiellement la même composition chimique, structure cristalline et propriétés optiques et physiques que son homologue naturel.

Mais bien qu’elles soient le résultat d’un processus qui se rapproche des conditions qui existent dans la terre, elles sont des produits de laboratoire et non le résultat d’un processus naturel.

L’idée des pierres précieuses synthétiques n’est pas nouvelle. Le premier rubis cultivé en laboratoire a été créé à la fin des années 1800.  

En 1902 un Français, Auguste Verneuil annonce le développement de son procédé de fusion à la flamme pour la synthèse des rubis. 

Rubis Verneuil ©MonCoachBijoux

Chimiste de génie, Verneuil ne cherchait pas à tricher ou à frauder, au contraire son invention a permis, entre autre, de démocratiser l’usage des montres en les rendant accessibles à un plus grand nombre.

Auparavant, les montres étaient montées avec de vrais rubis, leur prix et leur approvisionnement aléatoire faisaient que les montres étaient réservées à quelques privilégiés !

Pourquoi utilise-t-on des rubis dans les montres ?

Les axes du balancier et des roues sont fixés dans des trous en rubis, appelés coussinets. Le fait que le rubis synthétique soit lisse et extrêmement dur (il s’agit de la pierre la plus résistante après le diamant) permet de minimiser le frottement et d’éviter que le trou ne s’agrandisse. De plus, il n’est pas conducteur, ne se dilate pas et est résistant aux changements de température et aux acides. 

La durée de vie de la montre et sa précision s’en trouvent ainsi améliorées. Le procédé inventé par Auguste Verneuil est toujours d’actualité.

Rubis synthétiques dans un mouvement de montre © Guido Mocafico www.guidomocafico.com

Le saphir synthétique qui protège les écrans de beaucoup de nos téléphones portable et de nos montres est fabriqué avec le procédé qu’il a inventé il y a plus de 100 ans.

À peu près à la même époque, un garçon du nom de Carroll Chatham essayait de fabriquer des diamants dans son garage.

Bien que Chatham n’ait pas réussi à produire des diamants, il a réussi à créer des émeraudes pendant ses années universitaires. Il a perfectionné le procédé à la fin des années 1930, puis est passé à la fabrication d’autres pierres précieuses comme les saphirs, les opales et l’alexandrite. De nos jours la marque Chatham continue d’être l’un des principaux fabricants de pierres précieuses.

Bague Alexandrite synthétique ©Chatham www.chatham.com

Le premier diamant synthétique lui a été produit en 1955. Bien que de nombreux scientifiques aient tenté le procédé, General Electric a été la première entreprise à produire des diamants reproductibles et utilisables à des fins industrielles.

Dès le début, ces pierres précieuses ont eu de nombreuses applications au-delà de l’utilisation dans les bijoux et les montres. Parce qu’elles sont peu coûteuses et largement disponibles, elles peuvent être utilisés partout où une substance dure et dense est nécessaire : notamment dans les abrasifs industriels, pour l’usinage et les outils de coupe mais aussi pour les scalpels en ophtalmologie.

Ne pas confondre synthétique et imitations.

Les imitations de pierres précieuses peuvent être à la fois naturelles et artificielles.  Elles ressemblent aux pierres précieuses, alors que leur composition chimique et leurs propriétés sont complètement différentes des pierres précieuses naturelles qu’elles tentent d’imiter. Les imitations les plus courantes sont le verre et le plastique.

Parmi les plus connues les produits de la maison Swarovsky qui sont du verre enrichi au plomb.

Pierres d’imitation de la maison Swarovsky ©Swarovsky

Elles sont généralement facilement détectables.

Le conseil du Coach :

Il est souvent délicat de distinguer les pierres synthétiques des pierres extraites de la terre. Donc lorsque vous envisagez l’achat d’une pierre précieuse coûteuse, procédez de la même façon que pour les pierres traitées demandez un certificat.


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